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Marianne Crebassa

Seguedilles

 Elle est née à Béziers , mais elle est d’Agde, une jolie station balnéaire où l’eau de mer du rivage est pure.

À l ‘école de musique de sa ville elle apprend le piano puis ensuite se dirige vers l’école de musique de Sète et le Conservatoire de Montpellier.

En 2010 elle apparaît pour la première fois dans l’opera de Bernard Hermann : Les Hauts de Hurlevents[1] au Festival de Montpellier Radio France sous la direction de Alain Altinoglu. L’année suivante sur la même scène elle interprète La Magicienne de Fromental Halévy. Cette même année elle intervient à l’opéra de Paris dans la production de Lulu d’Alban Berg à l’opéra de Paris.

 Elle est alors engagée pour le rôle de Charlotte Kahn au Festival de Salzbourg et obtient une véritable consécration. Pour cette jeune artiste lyrique de 28 ans c’est une immense fierté et un bonheur  à savourer. Elle demeure égale  à sa vision d’une carrière sérieuse au cours de laquelle elle ne commet aucune imprudence et cultive les grandes qualités musicales d’une voix naturellement ample, équilibrée, musicalement  parfaite, gainée souple et  soutenue par un souffle ample .

En 2017 autre triomphe , cette fois à la télévision aux Victoires de la musique classique , avec le titre d’Artiste lyrique de l’année.

Au cours de ces années elle a chanté les rôles  de  Cecilio Lucio Silla de Mozart,

Le page de Rigoletto de Verdi, Kate de Butterfly de Puccini , Cherubino de Nozze de Figaro, Sesto de La Clemenza di Tito de  Mozart et nombre de rôles dans les opéras de Haendel, Rossini, ou bien  Ravel et Gluck.

Gluck et son célèbre Orphée et Eurydice qui lui permit de triompher à l’Opéra Comique et dont elle annonça sa superbe interprétation avec son enregistrement paru en 2017 :

Ô Boy paru cher Warner et toujours disponible. Une suite de succès, de rôles tous “androgynes“, d’où le titre Ô Boy si bien trouvé,  extraits d’opéras auxquels elle apporte sa personnalité flamboyante et sa voix somptueuse capable de mimer un amoureux transi aux bord du désespoir le plus violent ou de jouer le conseiller le plus attentif

( Nikolaus). Les compositeurs que nous connaissons tous, Mozart en tête et sous toutes ses couleurs à Offenbach sérieux . Interprétés avec un soucis de varier à l’infini les caractères de chacun et les situations les plus diverses  . Elle y est en compagnie de Marc Minkowski  de l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg.[2]

Disponible et de belle qualité d’enregistrement sur You Tube, vous pouvez écouter  et voir ce fameux air extrait de l’ opéra. Un vrai régal.

En 2020 elle est du programme du Festival de Salzbourg pour Cosi Fan Tutte,  donné dans une version légèrement raccourcie en raison de la pandémie du Covid .

La Maestra Mallwitz et la mise en scène comme l’équipe réunie obtiennent un triomphe absolu et même historique[3] . Tout fut absolument enchanteur et dense en émotions diverses, car le fait de se retrouver dans cette salle et de pouvoir entendre et voir un spectacle en direct a donné des points de bonheur en plus. Et, avec un peu de chance nous verrons un DVD nous arriver  sous peu !

Un autre enregistrement selon ses goûts avec Fazil Say paraît en 2018.

Et la voici avec un choix heureux et subtil dans l’affirmation de son caractère d’artiste libre de ses choix, qui dit de qui elle tient sa voix, affirme  sa prédilection presque d’instinct du chant dans sa vaste étendue, familiale, historique et culturelle. Ses Grands parents espagnols émigrés en Languedoc étaient déjà dans l’autre monde lorsqu’elle y apparut. Mais qu’importe ! les photos et le dit de la famille comme la connaissance du répertoire le plus recherché et étendu lui sont intimement chers. Elle  aime et se reconnais dans les deux cultures, celle des compositeurs d’origine espagnole et la nôtre qui proche et voisine a permis à ceux qui voyagèrent en Espagne comme à ceux qui n ‘en virent pas même le bleu de la mer ou les champs d’orangers, de chanter ce pays aux couleurs éblouissantes jusqu’au vertige et ses fragrances proches des nôtres avec ces détails différents, juste réfractés par la hauteur des Pyrénées ou la densité de son ciel vibrant un soir d’orage.

Pour Seguedilles  , elle s’entoure du ténor  Stanislas de Barbeyrac des sopranos Adriana Gonzales, Céline Laborie et Victoire Bunel et du guitariste Thibaut Garcia. L’orchestre du Capitole de Toulouse est dirigé par Ben Glassberg.`

Bizet  est bien en place avec des extraits de Carmen , De Falla , Monpou, Ridi  dans toute leur authenticité et puis les français capables de colorer et rythmer leur plume afin d’affirmer à quel point ils furent de sincères et fervents amoureux de l’Espagne. Saint Saëns, Ravel , Massenet pour son Don Quichotte et Offenbach avec sa Périchole.

Plus de quinze pièces ! Un récital pour lequel la  charmeuse, délicieuse et superbe  Marianne Crebassa nous offre tour à tour au cours d’une heure enchanteresse, son sourire étincelant, un rire coquin, l’entrain débordant du souvenir retrouvé, la pétulance et l’éclat d’un soleil omniprésent ou parfois un zeste de nostalgie, une brise du matin voisine du frisson.

Un sentiment de plénitude règne avec bonheur et vous aimerez ces airs et chansons énoncés, phrasés avec la précision l’élégance d’une technique si bien maîtrisée qu’elle est  insoupçonnable et cependant porteuse. Expressive de cet amour du chant instinctif et prodigieusement ressenti, toujours distillé avec spontanéité, prenant des envols fulgurent pour emporter l’enthousiasme ou légèrement masqué comme atteignant l’âme dans son profond mystère.

Un enregistrement magnifique.

Amalthée

Chez Warner

Marianne Crebassa

Seguedilles 

 

 



[1] Worthing Heights

[2] Mon article est sur mon site

[3] mon article est sur www.amalthee-ecrivain.info

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